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Camillo Cibin s’est éteint, après avoir veillé sur la sécurité de 6 papes

Le témoin d’un « pan » d’histoire

ROME, Lundi 26 octobre 2009 (ZENIT.org) – Un « témoin d’un pan de l’histoire du Vatican » s’est éteint dimanche matin à l’âge de 83 ans : Camillo Cibin, ancien inspecteur général du Corps de gendarmerie du Vatican. Camillo Cibin était marié et père de deux enfants. 

Radio Vatican a annoncé la nouvelle dimanche et rend hommage à cet « ange gardien » des papes que Benoît XVI avait prolongé à son poste pour un an en 2005, bien au-delà de ses 75 ans. Puis, il a passé le flambeau à Domenico Giani, son second. 

Une chapelle ardente a été installée dans l’église Saint-Etienne des Abyssins du Vatican. Les funérailles de Camillo Cibin auront lieu mardi 27 octobre en la basilique vaticane, à l’autel de la Chaire de Saint-Pierre. 

Il était entré au service de la gendarmerie du Vatican en 1948 et pendant plus d’un demi-siècle il a veillé sur la sécurité de 6 papes : Pie XII, Jean XXIII, Paul VI, Jean-Paul Ier, Jean-Paul II et Benoît XVI. Il avait été nommé inspecteur général en 1971. 

Le 13 mai 1981, au moment de l’attentat contre Jean-Paul II, place Saint-Pierre, il avait sauté les barrières de sécurité pour arrêter Ali Agca, et, en 1982, à Fatima, il avait servi de bouclier à Jean-Paul II contre l’agression d’un déséquilibré. Il a accompagné Jean-Paul II au cours de 104 voyages apostoliques dans le monde. 

Sa haute silhouette et son large sourire accompagnait également Jean-Paul II dans ses promenades en montagne, lors de ses vacances d’été dans le Val d’Aoste. 

En effet, l’été, il veillait, avec sa discrétion légendaire, sur la sécurité et la tranquillité des vacances papales, soit aux Combes d’Introd (Val d’Aoste) soit dans les Dolomites à Lorenzago de Cadore, où il était presque chez lui, puisqu’il était originaire de Vénétie. 

Le cardinal Roberto Tucci, qui a organisé ces voyages pendant quelque 20 ans a rendu hommage à Camillo Cibin au micro de Radio Vatican : « Pour moi, Cibin était un ami, et je pouvais me fier à lui à 100 %. Et son dévouement, y compris physique, était total. Il avait conservé une grande résistance physique et mentale. Il était toujours vigilant, disponible, et surtout très humble : il ne s’est jamais donné des airs. Mais il était très simple et très fidèle. Il a été exemplaire. On ne peut que se souvenir de lui avec admiration et en espérant que l’Eglise trouve encore des personnes comme lui ».

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