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« C’est le jour de la joie du baptême! »

Angélus de midi, dimanche 11 janvier 2015 (texte intégral)

« C’est le jour de la joie du baptême! » a déclaré le pape François après la prière de l’angélus de midi ce dimanche 11 janvier 2015, en présence de dizaines de milliers de personnes rassemblées sous les parapluies Place Saint-Pierre, à l’occasion de la fête du baptême du Christ.

Auparavant, le pape avait présidé la messe du baptême de 33 petits enfants, en la Chapelle Sixtine.

Le pape a recommandé une nouvelle fois aux fidèles de prier l’Esprit Saint souvent, et de se souvenir de la date de leur baptême.

Il a averti : « Au contraire, un chrétien et une communauté « sourds » à la voix de l’Esprit Saint, qui pousse à apporter l’Evangile jusqu’aux extrémités de la terre et de la société, deviennent aussi un chrétien et une communauté « muets », qui ne parlent pas et qui n’évangélisent pas. »

Saluant une association italienne « de l’amour miséricordieux », le pape a affirmé: « C’est maintenant le temps de la miséricorde ».

Il a aussi demandé aux catholiques de l’accompagner de leur prière pour son voyage au Sri Lanka et aux Philippines (12-19 janvier): il a demandé spécialement l’intercession des Sri Lankais et des Philippins de Rome.Voici notre traduction intégrale des paroles prononcées par le pape François avant et après l’angélus.

Avant l’angélus

Chers frères et soeurs, bonjour,

Nous célébrons aujourd’hui la fête du baptême du Seigneur, qui conclut le Temps de Noël. L’Evangile décrit ce qui s’est passé sur la rive du Jourdain. Au moment où Jean-Baptiste confère le baptême à Jésus, le Ciel s’ouvre. Saint Marc dit: « Tout de suite, à sa sortie de l’eau, il vit le Ciel s’ouvrir » (1,10). 

La supplication dramatique du prophète Isaïe revient à l’esprit: « Ah si tu déchirais les cieux et si tu descendais! » (Is 63,19). 

Cette invocation a été exaucée dans l’événement du Baptême de Jésus. C’est ainsi que se termine le temps des « cieux fermés », qui indiquaient la séparation entre Dieu et l’homme, conséquence du péché. Le péché nous éloigne de Dieu et interrompt le lien entre la terre et le ciel, en marquant ainsi notre misère et l’échec de notre vie.

Les cieux ouverts indiquent que Dieu a donné sa grâce afin que la terre donne son fruit (cf. Ps 85, 13). La terre est ainsi devenue la demeure de Dieu parmi les hommes et chacun de nous a la possibilité de rencontrer le Fils de Dieu, en faisant l’expérience de tout son amour et de sa miséricorde infinie. 

On peut le rencontrer réellement présent dans les sacrements, spécialement l’eucharistie. On peut le reconnaître dans le visage de nos frères, en particulier dans les pauvres, les malades, les prisonniers, les réfugiés : ils sont la chair du Christ souffrant et l’image visible du Dieu invisible.

Avec le baptême de Jésus, non seulement les cieux se déchirent, mais Dieu parle de nouveau en faisant résonner sa voix: « Tu es mon Fils bine-aimé, en toi j’ai mis ma complaisance » (Mc 1, 11). La voix du Père proclame le mystère qui se cache derrière l’Homme baptisé par le Précurseur.

Et puis la descente de l’Esprit Saint, sous la forme d’une colombe: cela permet au Christ, le Consacré du Seigneur, d’inaugurer sa mission, qui est notre salut. L’Esprit Saint: le grand oublié de nos prières. Souvent, nous prions le Père, spécialement dans le Notre Père, mais non ne prions pas aussi souvent l’Esprit Saint, n’est-ce pas? Il est l’oublié.

Nous avons besoin de demander son aide, sa force, son inspiration. L’Esprit qui a animé toute la vie et le ministère de Jésus est le même Esprit qui, aujourd’hui guide l’existence chrétienne, l’existence d’un homme et d’une femme qui se disent et se veulent chrétiens. 

Placer notre vie de chrétiens et notre mission sous l’action de l’Esprit Saint, que nous avons tous reçus en vertu du baptême, signifie retrouver le courage apostolique nécessaire pour surmonter les accomodements faciles mondains. 

Au contraire, un chrétien et une communauté « sourds » à la voix de l’Esprit Saint, qui pousse à apporter l’Evangile jusqu’aux extrémités de la terre et de la société, deviennent aussi un chrétien et une communauté « muets », qui ne parlent pas et qui n’évangélisent pas.

Mais souvenez-vous de ceci: prier l’Esprit Saint pour qu’il nous aide, nous donne de la force, nous donne l’inspiration et nous fasse aller de l’avant. 

Que Marie, Mère de Dieu et de l’Eglise, accompagne notre route à tous, les baptisés; qu’elle nous aide à grandir dans l’amour de Dieu et dans la joie de servir l’Evangile, pour donner ainsi un sens à notre vie.

Angelus Domini nuntiavit Mariae…

Après l’angélus

Chers frères et soeurs, je vous salue tous, Romains et pèlerins!

Je salue avec plaisir le groupe des étudiants des Etats-Unis d’Amérique, et l’association de laïcs « Amour miséricordieux »:

On a tellement besoin de miséricorde aujourd’hui. Et c’est important que les laïcs la vivent et qu’ils l’apportent dans les différents milieux de la société. Avanti! On est en train de vivre le Temps de la miséricorde. C’est maintenant le temps de la miséricorde.

Demain, je partirai pour un voyage apostolique au Sri Lanka et aux Philippines. Merci du souhait de ce calicot, merci beaucoup! (un panneau dit, en italien « Bon voyage! »: « Buon viaggio! », ndlr). Je vous demande de m’accompagner de votre prière et aussi aux Sri Lankais et aux Philippins de Rome de prier spécialement pour moi pour ce voyage. Merci!

Je vous souhaite à tous un bon dimanche, même si le temps n’est pas très beau, mais bon dimanche!

Et aujourd’hui, c’est aussi un jour où se souvenir de la joie de notre baptême. Souvenez-vous de ce que je vous ai demandé: chercher la date de votre baptême, et comme cela chacun pourra dire: j’ai été baptisé tel jour. Que ce soit aujourd’hui la joie du baptême.

N’oubliez pas de prier pour moi. Bon déjeuner et au revoir!

Traduction de Zenit, Anita Bourdin

About Anita Bourdin

Journaliste accréditée au Vatican depuis 1995. A lancé Zenit en français en janvier 1999. Correspondante à Rome de Radio Espérance. Formation: journalisme (IJRS, Bruxelles), théologie biblique (PUG, Rome), lettres classiques (Paris IV, Sorbonne).

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