Bioéthique: La découverte de cellules « mères » d´adultes

Le progrès, lorsque l´éthique stimule la recherche

CITE DU VATICAN, Jeudi 7 juin 2001 (ZENIT.org) – La « voie positive où l´éthique – et la morale catholique aussi – peuvent aller de concert avec la recherche mais aussi la soutenir, l´encourager » est possible, constate Mgr Sgreccia au micro de Radio Vatican, comme le montre la récente découverte sur les cellules souches d´adultes.

Une découverte confirme en effet ce que depuis longtemps l´Académie pontificale pour la Vie avait indiqué comme voie positive de recherche: des cellules souches d´adultes pourront être utilisées à des fins thérapeutiques. Mgr Sgreccia est vice-président de l´Académie et directeur de l´Institut de bioéthique de l´Université catholique.

Le groupe du Prof. Cesare Peschle, de l´Institut supérieur de la santé, a découvert l´existence chez les adultes de cellules « mères » souches capables de donner naissance à du sang ou à des vaisseaux sanguins. Cette découverte pourra en particulier être utilisée dans les soins des maladies cardiovasculaires.

Pour Mg Sgreccia, il s´agit d´une découverte « à encourager et à saluer ». Ce chemin, dit-il est le seul actuellement praticable.

Ce serait en effet un moyen de mettre le haut-là aux recherches sur les embryons humains. Mgr Sgreccia explique que la découverte « résout le problème dans le sens où la recherche sur les embryons, détruisant l´embryon, entre autres, devient inutile et éthiquement négative. Dans ce cas, elle apparaît aussi absurde du fait que dans l´organisme adulte même se trouvent des cellules pouvant produire une thérapie tout à fait valide ».

Mgr Sgreccia précise encore le danger lié à l´emploi de cellules d´embryons humains: « Dans ce domaine, certains spécialistes affirment que les cellules souches provenant d´embryons pourraient être à risque parce qu´étant agressives – du fait de leur vitalité et de leur puissance – elles peuvent produire des « tératomes » (en italien « teratomi », ndlr)c´est-à-dire des tumeurs de l´organe qu´elles devraient au contraire guérir ».

Du point de vue des risques éventuels venant de l´emploi de ces « cellules mères », Mgr Sgreccia ajoutait que les chercheurs sont bien « conscients » des risques, savent les « évaluer » et les « surmonter ». « Ce qui est important, disait-il, c´est qu´il n´y a pas d´obstacle de principe. C´est pour moi une grande satisfaction parce que ce que nous avions prévu, annoncé à l´avance et encouragé, s´est vérifié ».

Il concluait: « Nous sommes sur la bonne voie ».

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