Assise, pour la « formation d´une opinion publique moralement correcte »

Par le card. François-Xavier N´Guyen Van Thuan

CITE DU VATICAN, Mercredi 16 janvier 2002 (ZENIT.org) – La réunion des religions pour la paix à Assise, « condamnation publique du terrorisme », contribuera à « éliminer les causes sociales et culturelles du terrorisme », à favoriser la réconciliation réciproque et ainsi à la « formation d´une opinion publique moralement correcte ».

Le cardinal Van Thuan a présenté en ces termes, au micro de Radio Vatican, la prochaine rencontre des religions pour la paix à Assise (jeudi 24 janvier). Au niveau de la curie romaine, trois dicastères sont en effet directement engagés dans la préparation de la rencontre d´Assise: le conseil pontifical Justice et Paix, présidé par le cardinal vietnamien François-Xavier N´Guyen Van Thuan, le conseil pontifical pour le Dialogue interreligieux, présidé par le cardinal nigérian Francis Arinze et le conseil pontifical pour la Promotion de l´unité des chrétiens, présidé par le cardinal Walter Kasper.

Eliminer les causes sociales et culturelles du terrorisme
« Cette rencontre d´Assise, indique le cardinal Van Thuan, est très importante parce qu´elle aide à la compréhension et à la collaboration interreligieuse. C´est une chose importante parce que les chefs religieux ont une responsabilité très spéciale et très spécifique: leur présence peut contribuer à éliminer les causes sociales et culturelles du terrorisme.

Conscience de l´unité du genre humain
« Pourquoi? Parce qu´elles favorisent une plus grande conscience de l´unité du genre humain. On ne peut abolir le terrorisme que si nous sommes tous vraiment frères.

Le dialogue et la collaboration
« Qu´est-ce qui peut aider à cela? Le dialogue et la collaboration oecuménique et interreligieuse.

Condamnation publique du terrorisme
« Et puis, une rencontre à ce niveau, avec la présence de responsables religieux juifs, chrétiens et musulmans est une initiative de condamnation publique du terrorisme

Formation d´une opinion publique moralement correcte
« En troisième lieu, cette rencontre est un témoignage commun pour la formation d´une opinion publique moralement correcte: il ne doit pas y avoir de « perversion », c´est-à-dire d´abus de la religion pour faire la guerre.

Le pardon réciproque est nécessaire
« En quatrième lieu, un tel engagement de la part des religions ne peut pas ne pas conduire au chemin du pardon. Le pardon veut dire pardonner et aussi demander pardon. C´est un chemin de compréhension réciproque. Si le pardon est unilatéral, il est précaire, il est fragile. Le pardon réciproque est nécessaire. C´est cela la réconciliation. Le monde ne peut avoir une paix durable que s´il y a une réconciliation sincère ».