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A la rencontre d’un Seigneur doux, miséricordieux, tendre

Regina Caeli du 12 avril 2015 (traduction intégrale)

Les hommes cherchent « au plus profond de leur cœur à rencontrer Jésus tel qu’il est : doux, miséricordieux, tendre », un Seigneur « qui toujours nous cherche, nous attend, nous pardonne ; si miséricordieux qu’il ne s’effraie pas de nos misères », déclare le pape François lors du Regina Caeli du 12 avril 2015, Dimanche de la Divine Miséricorde.

Au terme de la messe pour le centenaire du “martyre” arménien et la proclamation de saint Grégoire de Narek comme Docteur de l’Église, en la basilique vaticane, le pape a présidé la prière mariale du temps pascal, de la fenêtre de son bureau qui donne place Saint-Pierre.

Il a évoqué le Jubilé extraordinaire de la Miséricorde qui sera inauguré le 8 décembre prochain, et dont il a promulgué la Bulle d’indiction le 11 avril : « En ce deuxième Dimanche de Pâques, nous sommes invités à contempler dans les plaies du Ressuscité la Divine Miséricorde, qui dépasse toute limite humaine et resplendit sur l’obscurité du mal et du péché. Le prochain Jubilé extraordinaire de la Miséricorde sera un temps intense et prolongé pour accueillir les richesses immenses de l’amour miséricordieux de Dieu. »

A.K.

Paroles du pape avant le Regina Cæli

Chers frères et sœurs, bonjour !

Aujourd’hui pour l’octave de Pâques, l’Évangile de Jean nous décrit les deux apparitions de Jésus Ressuscité aux Apôtres réunis au Cénacle : le soir de Pâques, en l’absence de Thomas, et puis huit jour plus tard, en présence de Thomas. La première fois, le Seigneur montra les blessures de son corps aux disciples, il souffla sur eux et leur dit : « De même que le Père m’a envoyé, moi aussi, je vous envoie. » (Jn 20,21). Il leur transmit sa propre mission, avec la force de l’Esprit-Saint.

Mais ce soir là il manquait Thomas, qui ne voulut pas croire au témoignage des autres. « Si je ne vois pas et ne touche pas ses plaies – dit-il – non, je ne croirai pas” (cf. Jn 20,25). Huit jours plus tard – c’est-à-dire exactement comme aujourd’hui – Jésus retourne se présenter au milieu d’eux et s’adresse tout de suite à Thomas, l’invitant à toucher les plaies de ses mains et de son côté. Il va au-devant de son incrédulité, pour que, à travers les signes de sa passion, il puisse parvenir à la plénitude de la foi pascale, c’est-à-dire la foi dans la résurrection de Jésus.

Thomas est quelqu’un qui n’est pas facilement satisfait, il cherche, il entend vérifier en personne, vivre sa propre expérience personnelle. Après les résistances initiales et les inquiétudes, il finit lui aussi par croire, en avançant avec peine, mais il parvient à la foi. Jésus l’attend patiemment et s’offre aux difficultés et aux insécurité du dernier arrivé. Le Seigneur proclame “bienheureux” ceux qui croient sans voir (cf. v. 29) – et la première parmi eux est Marie sa Mère –, mais il va aussi au-devant de l’exigence du disciple incrédule: « Avance ton doigt ici, et vois mes mains… » (v. 27). Au contact salvifique avec les plaies du Ressuscité, Thomas manifeste ses propres blessures, ses propres plaies, ses propres déchirements, sa propre humiliation ; dans la marque des clous il trouve la preuve décisive qu’il était aimé, qu’il était attendu, qu’il était compris. Il se trouve face à un Messie plein de douceur, de miséricorde, de tendresse. C’était le Seigneur qu’il cherchait dans les profondeurs secrètes de son être, car il savait qu’il serait ainsi. Et beaucoup d’entre nous cherchent au plus profond de leur cœur à rencontrer Jésus tel qu’il est : doux, miséricordieux, tendre ! Car nous savons, au plus profond, qu’Il est ainsi. Une fois retrouvé le contact personnel avec l’amabilité et la patience miséricordieuse du Christ, Thomas comprend la signification profonde de sa Résurrection et, intimement transformé, il confesse sa foi pleine et totale en Lui en s’exclamant : « Mon Seigneur et mon Dieu ! » (v. 28). Belle, belle expression, que celle de Thomas !

Il a pu “toucher” le Mystère pascal qui manifeste pleinement l’amour salvifique de Dieu, riche en miséricorde (cf. Eph 2,4). Et comme Thomas, nous aussi, en ce deuxième Dimanche de Pâques, nous sommes invités à contempler dans les plaies du Ressuscité la Divine Miséricorde, qui dépasse toute limite humaine et resplendit sur l’obscurité du mal et du péché. Le prochain Jubilé extraordinaire de la Miséricorde, dont j’ai promulgué la Bulle d’indiction hier soir ici, en la basilique Saint-Pierre, sera un temps intense et prolongé pour accueillir les richesses immenses de l’amour miséricordieux de Dieu. Cette Bulle s’ouvre avec les paroles “Misericordiae Vultus”: Jésus-Christ est le visage de la miséricorde du Père. Gardons le regard tourné vers Lui, qui toujours nous cherche, nous attend, nous pardonne ; si miséricordieux qu’il ne s’effraie pas de nos misères. Par ses plaies il nous guérit et pardonne tous nos péchés. Et la Vierge Mère nous aide à être miséricordieux avec les autres comme Jésus l’est avec nous.

Paroles du pape après le Regina Cæli

Chers frères et sœurs,

J’adresse un salut cordial aux fidèles de Rome et à vous qui venez de tant de parties du monde. Je salue les pèlerins du diocèse de Metuchen (États-Unis d’Amérique), les Servantes de l’Enfant Jésus provenant de la Croatie, les Filles de la Divine Charité, les groupes paroissiaux de Forlì et Gravina des Pouilles, et tous les jeunes présents, en particulier les élèves de l’école “Filles de Jésus” de Modène, ceux du “Lycée Verga” d’Adriano et les confirmands de Palestrina. Je salue les pèlerins qui ont participé à la Sainte Messe présidée par le cardinal vicaire de Rome en l’église du Saint-Esprit de Sassia, centre de dévotion à la Divine Miséricorde.

Je salue les communautés néocatechuménales de Rome, qui commencent aujourd’hui une mission spéciale sur les places de la Cité pour prier et témoigner de la foi.

J’adresse des vœux cordiaux aux fidèles des Églises d’Orient qui, selon leur calendrier, célèbrent aujourd’hui la Sainte Pâque. Je m’unis à la joie de leur annonce du Christ Ressuscité : Christós anésti! Saluons tous nos frères d’Orient en ce jour de leur Pâque, par un applaudissement !

J’adresse aussi un salut sincère aux fidèles arméniens, qui sont venus à Rome et ont participé à la Sainte Messe avec la présence de mes frères, les trois Patriarches, et de nombreux évêques.

Ces dernières semaines, de nombreux vœux pascaux me sont parvenus de tous les coins du monde. Je les retourne avec gratitude à tous. Je désire remercier de tout cœur les enfants, les personnes âgées, les familles, les diocèses, les communautés paroissiales et religieuses, les organisations et diverses associations, qui ont voulu m’exprimer affection et proximité. Et continuez à prier pour moi, s’il vous plaît !

A tous, je vous souhaite un bon dimanche. Bon appétit et au-revoir !

Traduction de Zenit, Anne Kurian

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