Faire un don
Carte de Mindanao @wikipedia / Eugene Alvin Villar (seav)

Carte de Mindanao @wikipedia / Eugene Alvin Villar (seav)

Philippines: une attaque, dimanche dernier, contre la cathédrale de Cotabato

Les chrétiens de Mindanao en danger

« La violence terroriste ensanglante le sud des Philippines à l’avant-veille de Noël », déplore l’agence vaticane missionnaire Fides qui précise: « Dans la soirée du 22 décembre en effet, au cours de la messe dominicale, une bombe a explosé juste à l’extérieur de la cathédrale de Cotabato, ville de l’île de Mindanao, dans le sud des Philippines ».

***

L’explosion a fait 22 blessés dont 12 militaires qui patrouillaient aux alentours de l’église, une des mesures de sécurité adoptées à l’occasion des fêtes de Noël. Un deuxième attentat à l’explosif s’est vérifié non loin de là, blessant une passante.

« Il s’agit d’un acte lâche à la veille des célébrations de Noël. L’Eglise condamne fermement ces attaques contre des personnes et des églises » a affirmé à l’Agence Fides le père Zaldy Robles, prêtre en service dans la cathédrale de l’Immaculée Conception de Cotabato.

Le père Robles indique à Fides que l’explosion a eu lieu alors que la Messe du Dimanche soir était en cours. Les personnes, en proie à la panique, se sont réfugiée à l’église. Malgré un climat de tension et de peur, les responsables ecclésiaux ont exhorté la population locale « à ne pas avoir peur de célébrer Noël avec joie et courage ».

Dans une autre province, celle de Maguindanao, un engin explosif a explosé dans la ville d’Upi blessant deux personnes. Une bombe a ensuite été lancée contre un commissariat de police locale mais elle n’a pas explosé.

L’armée et la police ont intensifié les enquêtes afin de trouver les auteurs de ces explosions en série. « Les mesures de sécurité ont été renforcées » a affirmé le maire de Cotabato, Cynthia Guiani-Sayadi.

Selon le Commandant Arvin Encinas, porte-parole du Commandement occidental de l’Armée à Mindanao, derrière ces attentats peuvent se trouver des groupes terroristes tels que le Bangsamoro Islamic Freedom Fighters (BIFF) ou d’autres liés au prétendu « Etat islamique ».

Les actes de violence en question imitent l’attaque perpétrée voici dix jours seulement, lorsque deux personnes ont été tuées et 35 autres blessées à Cotabato dans le cadre d’un attentat à la bombe contre un centre commercial, attribué à des militants liés au prétendu « Etat islamique ».

En janvier 2019, on se souviendra que, dans le cadre d’un attentat revendiqué par le prétendu « Etat islamique », 27 personnes ont été tuées et 777 blessées suite à l’explosion de deux bombes durant la messe dominicale en la cathédrale de l’île de Jolo, zone considérée comme place forte islamiste.

L’attentat a été perpétré quelques jours après le référendum instituant une nouvelle région autonome pour la population musulmane, afin de tenter de mettre un terme à un conflit qui, en un demi-siècle, a fait plus d 150.000 morts.

Les catholiques de Cotabato se souviennent qu’en mai dernier, une bombe explosa à l’intérieur de l’église de l’Immaculée Conception, faisant 5 morts et 45 blessés. Alors Mgr Orlando Quevedo, qui célébrait la Messe, a qualifié cet acte « d’attaque sacrilège ».

About Rédaction

Share this Entry

FAIRE UN DON

Si cet article vous a plu, vous pouvez soutenir ZENIT grâce à un don ponctuel