Sœur Marie de Saint Pierre © veronicaroute.com

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La dévotion à la Sainte Face

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L’appel à sœur Marie de Saint-Pierre

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Du dimanche des Rameaux et de la Passion jusqu’à la solennité de la Miséricorde Divine, une invitation à vivre la plus grande des fêtes en découvrant la dévotion à la Sainte Face et son histoire, particulièrement le rayonnement qu’elle prit depuis la ville française de Tours au XIXe siècle.

Parmi les nombreuses reliques acheiropoïètes mentionnées avant-hier, celle du « Volto Santo di Lucca » se trouvant aujourd’hui dans la cité italienne de Lucques est vénérée dans son crucifix au sein du « Duomo di Lucca », la cathédrale Saint-Martin de Lucques dédiée à l’Apôtre des Gaules. Faut-il voir là un clin d’œil de l’Esprit quant au choix d’une religieuse de la ville de Tours pour devenir l’initiatrice de la dévotion à la Sainte Face au XIXe siècle ? Il n’est pas interdit de le supposer en imaginant.

Ainsi, c’est à sœur Marie de Saint-Pierre et de la Sainte Famille, de son nom de naissance Perrine Éluère, que le Seigneur apparut entre 1844 et 1847. 

 

Un grand amour pour la Sainte Famille

Née à Rennes le 4 octobre 1816 en la fête de Saint François d’Assise, elle bénéficia dès sa plus tendre enfance d’une profonde vie spirituelle. Elle avait notamment un grand amour pour la Sainte Famille qu’elle tint à mettre à l’honneur dans son nom en religion et reçut même des motions particulières d’une telle limpidité qu’elle s’en confia à son confesseur pour en discerner l’origine. Attirée progressivement à la vie contemplative en tant que carmélite, elle entra le 13 novembre 1839 au Carmel de Tours récemment réinstallé après les vicissitudes de la Révolution et où le Sacré Cœur trouvait une dévotion particulière. 

Toutefois, un an avant de devenir une authentique visionnaire et alors que Léon Papin-Dupont, le « Saint Homme de Tours » oublia de partager avec les Carmélites une prière obtenue à Rome en l’honneur du Saint Nom de Dieu, sœur Marie reçut des motions du Seigneur au cours desquelles Celui-ci lui donne une prière dite « flèche d’or » en réparation des blasphèmes contre son Saint Nom. L’écrivant et la transmettant à l’archevêque de Tours, Mgr Morlot, pour la faire diffuser, sa demande ne sera nullement prise au sérieux par l’ecclésiastique.

 

Les apparitions

Puis, vinrent les apparitions du Seigneur avec la Vierge Marie pour lui demander de « réparer les outrages et d’essuyer la boue de sa Sainte Face » en réponse notamment, comme la Vierge Marie le dira à la Salette deux ans plus tard, aux blasphèmes contre son Saint Nom et la profanation du dimanche décrits comme une « flèche empoisonnée » et déclarant aussi :« Ceux qui contempleront mon visage blessé sur la terre, un jour contempleront la gloire et la majesté avec laquelle il est entouré dans le ciel ».

Faisant le lien entre la demande du Seigneur et le geste de Saint Véronique au cours de la Passion, Sœur Marie de Saint Pierre réitéra sa démarche en 1847 et obtint cette fois-ci de l’archidiocèse et du Bienheureux pape Pie IX la création d’une archiconfrérie de laïcs vouée à l’œuvre de réparation et installée dans la ville de Langres. Essuyant toujours des refus pour la voir s’implanter à Tours, elle la verra néanmoins prendre racine à Lyon.

Tombant malade de la tuberculose le 30 mars 1848, elle rejoindra son Seigneur le 8 juillet de la même année et son corps sera installée dans l’église du Carmel le 13 novembre 1857, date anniversaire de son entrée.

Son entrée dans la Vie ne fut bien sûr qu’une nouvelle étape dans la mission qui lui fut confiée… 

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Rédaction

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